À l’occasion de l’installation officielle du maire et du maire adjoint de la ville d’Oïcha, la communauté pygmée de la région de Beni a plaidé pour une représentativité effective au sein des nouvelles institutions urbaines.
Dans un entretien accordé à notre rédaction, Jean-Pierre Kisubi Mutuli, leader pygmée vivant au site des déplacés de la CECA 20 Mission, a salué l’accession d’Oïcha au statut de ville tout en appelant les autorités à promouvoir une gouvernance inclusive.
Selon lui, les peuples autochtones pygmées ne doivent pas être écartés du processus de prise de décision. « Aujourd’hui, la communauté pygmée a évolué. Elle a de quoi offrir également en dépit de quelques soucis d’organisation qui reste à orienter. Nous ne voulons pas être de simples observateurs. Nous voulons participer à la gestion de notre ville et contribuer à son développement », a-t-il déclaré.
Le leader communautaire estime que la mise en place des nouvelles institutions constitue une opportunité de renforcer la participation de toutes les couches sociales, y compris les communautés historiquement marginalisées.
Il a enfin exhorté les nouvelles autorités urbaines à faire de l’inclusion et de l’équité des principes fondamentaux de leur gouvernance afin que chaque composante de la population puisse contribuer au développement de la ville d’Oïcha.
Wanzire Shukurani


