Après la remise au gouverneur militaire du Nord-Kivu du rapport de la commission ad hoc chargée de vérifier les limites officielles du Parc national des Virunga, le processus de révision de ces limites entre désormais dans sa phase législative. Selon Me Élie Vahumawa, député national et avocat au barreau du Kwilu, le sort de cette réforme se jouera désormais au Parlement.
L’élu explique que le rapport sera transmis au Gouvernement ainsi qu’au Parlement. Les parlementaires examineront les conflits recensés par la commission ainsi que les recommandations formulées, avant d’envisager une révision de la loi qui définit actuellement les limites du Parc national des Virunga.
« À partir des recommandations de la commission, les parlementaires pourront proposer une nouvelle loi modifiant celle qui est en vigueur. Cette loi devra apporter des solutions aux conflits identifiés et adapter les limites du parc aux réalités actuelles », a indiqué Me Élie Vahumawa.
Selon lui, toute modification des limites du parc ne peut intervenir qu’à travers une procédure législative, le Parlement étant la seule institution habilitée à adopter une nouvelle loi en la matière.
Pour rappel, la commission ad hoc instituée par le gouverneur militaire du Nord-Kivu a identifié 17 litiges fonciers dans le secteur de Beni-Mbau, le secteur de Ruwenzori, la chefferie des Bashu et la chefferie de Watalinga.
En s’appuyant notamment sur les textes de 1952, la commission a constaté que, dans certaines localités, les limites du parc empiètent sur des terres revendiquées par les chefferies, tandis que dans d’autres, des communautés riveraines occupent des espaces faisant officiellement partie du parc.
Bien que le Parc national des Virunga soit classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, la commission estime qu’une révision de la législation permettrait de résoudre ces différends, de clarifier les limites du parc et de les adapter aux réalités actuelles, tout en préservant les objectifs de conservation.
Milan Kayenga


