Le secrétaire territorial de la Convention pour le Respect des Droits Humains (CRDH) à Mambasa, Rams Malikidogo, a officiellement annoncé sa démission de ses fonctions.

Dans une correspondance datée du 25 février 2026 et adressée au coordonnateur territorial de l’organisation, il évoque des raisons personnelles pour justifier sa décision. Il précise s’appuyer sur l’article 38 de la Constitution de la République démocratique du Congo, qui garantit la liberté d’adhésion et de retrait au sein d’une association.

Un départ qui intervient après celui de Christophe Munyanderu

Cette démission survient quelques jours seulement après celle de Christophe Munyanderu, ancien coordonnateur de la CRDH dans le territoire d’Irumu, en province de Ituri.

Contrairement à Rams Malikidogo, Christophe Munyanderu avait motivé son retrait par la position du coordonnateur national de l’organisation, qu’il accuse d’un rapprochement présumé avec les combattants du M23, mouvement rebelle actif dans l’est du pays.

Une organisation fragilisée

Ces départs successifs fragilisent la CRDH, une organisation de défense des droits humains pourtant considérée depuis plusieurs années comme étant au premier plan dans la défense des intérêts de la communauté au Nord-Kivu et en Ituri. Active sur plusieurs fronts, notamment dans la dénonciation des violations des droits humains et le plaidoyer communautaire, la structure fait face à une période de turbulences internes qui pourrait impacter son fonctionnement local.

Malgré tout, un engagement maintenu pour les droits humains

En dépit de leurs départs respectifs, les deux activistes assurent qu’ils restent engagés au service de la communauté en tant que défenseurs des droits humains. Ils affirment poursuivre leur combat citoyen, en attendant d’éventuelles adhésions à d’autres structures œuvrant dans le domaine des droits fondamentaux.

Rédaction 

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