L’Ordre provincial des médecins du Nord-Kivu a lancé un appel aux autorités et à la population en faveur de la protection du personnel soignant ainsi que des structures de santé, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants dans certaines zones de la province. Cet appel a été lancé samedi 19 avril 2026 à Beni, lors de la cérémonie de prestation de serment d’Hippocrate de 47 nouveaux médecins, organisée en présence de plusieurs autorités politico-administratives, sanitaires et invités.

Prenant la parole à cette occasion, le président du Conseil provincial de l’Ordre des médecins, Docteur Katembo Mukwarari Barry, a insisté sur la nécessité de valoriser les jeunes médecins et de garantir un environnement de travail sécurisé.

« Un système de santé fort repose sur les médecins valorisés. Si vous ne valorisez pas ces jeunes médecins, qui d’autre va prendre la place pour leur donner la valeur ? », a-t-il déclaré, soulignant le rôle central du personnel médical dans le système sanitaire.

Il a également interpellé les autorités sécuritaires et judiciaires sur la nécessité de renforcer la protection des structures de santé et de sanctionner les violences contre les soignants. « Nous demandons humblement la protection des structures de santé, le respect du personnel médical, et la sanction des violences contre les soignants », a-t-il insisté.

Le Docteur Mukwarari Barry a rappelé qu’un climat d’insécurité affecte directement la qualité des soins. « Un médecin ne peut exercer correctement dans la peur », a-t-il affirmé, appelant à des mesures concrètes pour sécuriser les professionnels de santé.

S’adressant également à la population du Nord-Kivu et de l’ensemble du pays, il a souligné que les médecins restent des partenaires essentiels dans la lutte pour la vie. « Le médecin est votre partenaire dans la lutte pour la vie », a-t-il rappelé, invitant les communautés à respecter et collaborer avec le personnel soignant.

Il a par ailleurs exhorté les patients à suivre les prescriptions médicales, à éviter toute violence dans les structures sanitaires et à honorer les honoraires médicaux, estimant que la qualité des soins dépend de cette collaboration.

Cette intervention intervient dans un contexte où la région de Beni et d’autres zones du Nord-Kivu ont été marquées par des incidents sécuritaires visant des structures de santé et des résidences de soignants, ayant parfois causé des pertes en vies humaines, suscitant des inquiétudes au sein du corps médical.

Milan Kayenga 

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