Plus de dix ans après le début des massacres attribués aux rebelles présumés des ADF dans la région de Beni, Cécilia Kanyere fait partie des milliers de femmes déplacées qui continuent de faire preuve de résilience malgré les épreuves. Originaire du village de Halungupa, elle a fui les violences il y a sept ans pour trouver refuge à Beni-Ville, où elle tente de reconstruire sa vie avec ses enfants.
Pour subvenir aux besoins de sa famille, cette mère de famille exerce un petit commerce de bananes et de légumes à Mupanda TCB, dans la commune Ruwenzori. Malgré les difficultés économiques, elle s’efforce de maintenir sa famille à flot, dans l’attente d’un retour de la paix.
« Nous avons fui notre village pour sauver nos vies. Aujourd’hui, nous survivons grâce au petit commerce, mais notre souhait est de rentrer chez nous dès que la sécurité sera rétablie », a témoigné Cécilia Kanyere à radiomotobeni.net, samedi 25 juillet 2026.
Comme elle, des milliers de femmes déplacées vivent dans la précarité, loin de leurs terres et de leurs moyens de subsistance. Elles continuent néanmoins de nourrir l’espoir de retrouver un jour leur village d’origine.
Lançant un appel aux autorités, Cécilia Kanyere estime que seule une paix durable permettra aux familles déplacées de reconstruire leur vie.
« Nous demandons aux autorités de rétablir la paix. Nous voulons retrouver nos champs, nos maisons et offrir un avenir meilleur à nos enfants », plaide-t-elle.
Son témoignage illustre la résilience de milliers de femmes déplacées qui, malgré une décennie de guerre, continuent de faire face à l’adversité tout en espérant des jours meilleurs.
Odile Tsongo


