La journée sans activités décrétée par les sociétés civiles du territoire de Lubero est largement respectée ce mercredi 19 novembre dans la région de Njiapanda. Selon le constat réalisé sur place par Jerlas Mashauri, boutiques, maisons de commerce et services sont restés fermés.
Au marché de Njiapanda, seuls quelques revendeurs de denrées alimentaires ont été aperçus, contrairement aux vendeurs d’autres articles, pourtant nombreux en ce jour habituel de grand marché. Le secteur du transport en commun est également paralysé. Les parkings sont vides de taximen, témoignant de l’adhésion générale à l’appel lancé par les organisations de la société civile.
Dans le domaine de l’éducation, la plupart des écoles de la sous-division éducationnelle de Njiapanda sont également restées fermées. La synergie des sociétés civiles exige la réouverture des établissements scolaires mais conditionne celle-ci au départ du dernier élément de l’UPLC encore présent dans la zone.
Le même climat de paralysie est observé dans l’agglomération de Manguredjipa, chef-lieu du secteur des Bapere. Après une ronde effectuée sur place, Kagheni Samuel, président de la société civile locale, appelle le gouvernement à ne pas abandonner la sécurité aux seuls habitants et aux VDP (Volontaires pour la Défense de la Patrie). Il demande à l’État de « s’approprier la douleur des populations civiles » et de renforcer sa présence pour protéger les habitants confrontés à des violences récurrentes.
Cette journée de deuil avait été annoncée lors de l’assemblée générale tenue il y a environ deux semaines à Lubero. Les sociétés civiles entendaient ainsi dénoncer les massacres de civils dans le secteur des Bapere et dans le groupement Manzia.
Jerlas Mashauri


