La Coordination urbaine de la Société civile, Forces vives de Beni, exige des explications après la mort de Paluku Mukwanza, un jeune homme décédé au cachot de l’État-major de la Police nationale congolaise dans la ville de Beni.
D’après cette structure citoyenne, Paluku Mukwanza avait été arrêté dans la nuit du 2 au 3 août dernier lors d’une patrouille de routine menée par les forces de défense et de sécurité. Il est décédé alors qu’il se trouvait en détention dans les locaux de la police.
Dans un communiqué rendu public vendredi 7 août, la Société civile dénonce une violation des droits humains et appelle les autorités politico-administratives et judiciaires à ouvrir une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de ce décès.
« Nous exigeons des enquêtes indépendantes avant toute inhumation, afin que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cette mort et que les responsabilités soient établies », a déclaré maître Pépin Kavotha Paluku, président de la société civile, Forces vives de Beni.
La structure demande également l’organisation d’audiences publiques à caractère pédagogique en vue de permettre l’établissement des responsabilités et, le cas échéant, la condamnation de l’officier de police judiciaire chargé de l’instruction du dossier.
La Société civile appelle enfin les autorités compétentes à veiller au respect des droits des personnes arrêtées et détenues, conformément aux dispositions légales en vigueur.
Les circonstances exactes du décès de Paluku Mukwanza restent à établir par une enquête officielle.
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