Le Centre d’Études pour la Promotion de la Paix, la Démocratie et les Droits de l’Homme (CEPADHO) a exprimé son indignation après l’agression d’un journaliste et de deux agents de santé dans la ville de Beni. L’organisation condamne également les messages de haine diffusés sur les réseaux sociaux contre un officier des FARDC.
Dans une déclaration rendue publique ce lundi 22 juin 2026, le CEPADHO à travers son coordonateur national maitre Omar Kambale Kavota dénonce l’attaque dont a été victime Jacques Kikuni Kokonyange, Directeur de la Radio Télé Muungano de Beni et président du Conseil d’administration du REMOTEC.
Selon les informations rapportées par la victime, l’incident s’est produit dans la soirée du vendredi 19 juin au quartier Butanuka, en commune de Beu. Alors qu’il rentrait de son lieu de travail, son véhicule aurait été intercepté par un groupe de jeunes se présentant comme membres des groupes de vigilance. Ces derniers l’auraient insulté, menacé de mort, agressé physiquement et endommagé son véhicule.
Le CEPADHO condamne fermement cet acte qu’il qualifie de grave atteinte à la liberté de la presse et appelle les jeunes à ne pas se laisser manipuler par des personnes cherchant à semer l’insécurité dans la région.
L’organisation déplore également qu’au quartier Rwangoma, des jeunes aient tenté d’empêcher le passage d’une patrouille mixte FARDC-ICCN engagée dans une mission de sécurisation.
Par ailleurs, le CEPADHO dénonce les campagnes de désinformation, de diabolisation et les messages de haine visant le Général Mugisa Muleka Joseph, commandant du Secteur opérationnel Grand-Nord et des opérations Sukola I. Selon cette structure, ces attaques risquent de fragiliser les efforts des forces de sécurité engagées dans la lutte contre les groupes armés.
Concernant la situation sanitaire, le CEPADHO condamne aussi l’agression de deux agents de santé de l’Hôpital Général de Beni affectés à la riposte contre la maladie à virus Ebola. Les deux agents auraient été violemment pris à partie dans le quartier Mambango alors qu’ils effectuaient le suivi d’une alerte liée à un cas suspect.
Face à ces différents incidents, le CEPADHO appelle la population à promouvoir la cohésion sociale, à soutenir les efforts de sécurisation et à collaborer avec les équipes sanitaires engagées dans la lutte contre Ebola.
Milan Kayenga


