À l’occasion de la commémoration du GENOCOST, le chef du village de Bapakombe-Bakondo, le Mwami Atshu Taibo, a lancé un appel aux autorités provinciales et nationales pour qu’elles prennent des mesures concrètes en faveur des populations victimes des violences dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Le chef coutumier plaide pour la création d’un espace mémoriel destiné à immortaliser les victimes des massacres qui ont endeuillé la région de Beni et d’autres territoires de l’Est du pays. Selon lui, un tel lieu constituerait un symbole de reconnaissance, de recueillement et de transmission de la mémoire aux générations futures.
Au-delà du devoir de mémoire, le Mwami Atshu Taibo a attiré l’attention des autorités sur la situation des communautés pygmées, qu’il estime particulièrement exposées aux conséquences des conflits armés. Il appelle à un meilleur encadrement de ces populations à travers des initiatives favorisant leur protection, leur inclusion et le renforcement de leur résilience face à l’insécurité.
Ces déclarations ont été faites dans le cadre des activités de commémoration du GENOCOST, une journée consacrée à la mémoire des victimes des atrocités commises en République démocratique du Congo. Cette commémoration a également été marquée par plusieurs appels en faveur du rétablissement de l’autorité de l’État, de la fin des massacres et de la lutte contre l’impunité.
À travers son message, le Mwami Atshu Taibo invite les pouvoirs publics à faire de la préservation de la mémoire des victimes et de la protection des communautés vulnérables des priorités dans les efforts de restauration de la paix et de la cohésion sociale dans l’Est de la RDC.
Odile Tsongo


