Le temps de carême est une période propice pour renouer non seulement avec Dieu et avec les autres, mais aussi avec soi-même. C’est l’un des grands messages délivrés le vendredi 13 mars 2026 par le père Kasereka Muvunga Charles, aumônier de l’Université de l’Assomption du Congo (UAC) à Beni, lors d’une récollection spirituelle organisée pour les étudiants.
Dans son exhortation, l’aumônier a insisté sur la triple dimension de la réconciliation : avec Dieu, avec le prochain et avec soi-même. Il a expliqué que cette dernière passe par l’accueil du pardon divin et la libération du sentiment de culpabilité. « Se réconcilier avec soi-même, c’est accepter le pardon de Dieu et retrouver la paix intérieure », a-t-il souligné.
Le père Kasereka a également mis en garde contre le refus du pardon, le qualifiant de porte ouverte au mal. « Il y a ceux qui ont du mal à pardonner aux autres. Quelqu’un s’agenouille devant eux, mais ils refusent de pardonner. Et d’autres ne demandent jamais pardon. Sachez que si vous êtes de ces personnes, vous logez le diable dans votre cœur », a‑t‑il averti, invitant chacun à se tourner vers la miséricorde et la réconciliation.
Dans ce même esprit, il a encouragé les fidèles, en particulier les jeunes, à vivre pleinement le carême à travers la prière, le jeûne et la charité, trois piliers fondamentaux de la vie chrétienne. Il s’est dit préoccupé par le manque d’engagement spirituel chez de nombreux étudiants, les exhortant à redonner toute sa place à la prière dans leur quotidien.
La récollection s’est clôturée par un temps de pénitence et le chemin de croix organisés dans les enceintes de cette université catholique assomptionniste, pour préparer les étudiants à célébrer avec ferveur la solennité de Pâques. Par ses enseignements, le père Kasereka Muvunga Charles a rappelé que le carême demeure un temps de conversion, de pardon et de réconciliation, un chemin de foi pour se rapprocher de Dieu, des autres et de soi-même.
Milan Kayenga