L’Association pour la protection et la défense des enfants et des femmes vulnérables (APDEF) a salué la libération de vingt civils qui étaient retenus en captivité par les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri.
Le coordonnateur de cette organisation de défense des droits humains, Rams Malikidogo, a exprimé sa satisfaction tout en encourageant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les combattants Wazalendo, à poursuivre les opérations de traque contre les assaillants afin d’empêcher de nouvelles exactions contre les populations civiles.
Selon lui, les vingt otages ont été relâchés le jeudi 9 juillet aux environs de Bambu, un carré minier situé dans le groupement Bakaheku, en chefferie de Babila-Babombi. Les victimes avaient été enlevées lors des attaques menées le 29 juin dans les localités d’Itembo, Tepe et Pangoyi.
Parmi les personnes libérées figurent cinq femmes, plusieurs enfants mineurs ainsi que des membres de la communauté autochtone pygmée. Après leur libération, elles ont été accueillies dans différentes localités de la chefferie de Babila-Babombi, notamment à Lwemba et Teturi, tandis qu’une partie des ex-otages se trouve encore à Munguiko.
Toutefois, l’APDEF met en garde contre une menace persistante dans cette partie du territoire. D’après Rams Malikidogo, des combattants de l’ADF auraient été aperçus en direction d’Elota, un autre carré minier du groupement Bakaheku, faisant craindre de nouvelles incursions.
L’organisation salue également les efforts des FARDC et des éléments Wazalendo qui ont réussi à déloger les rebelles de Tepe, où ces derniers tentaient d’établir une nouvelle base. Elle recommande aux autorités militaires de maintenir la pression sur les groupes armés jusqu’à leur neutralisation afin de garantir une sécurité durable aux populations civiles.
En conclusion, l’APDEF réaffirme son engagement à poursuivre le suivi de la situation sécuritaire dans le territoire de Mambasa et invite les habitants à faire preuve de vigilance en collaborant avec les services de sécurité, notamment en signalant tout mouvement suspect.
Jonas Aristote Sabuni


