La société civile du secteur de Ruwenzori, dans le territoire de Beni, affirme que certains litiges autour du Parc national des Virunga n’ont pas été repris dans le rapport de la commission ad hoc chargée de vérifier les limites officielles de cette aire protégée.
Son président, Ricardo Rupande, reconnaît le travail réalisé par ladite commission, mais estime que plusieurs cas de conflits restent à documenter. Selon lui, l’absence de ces dossiers dans le rapport pourrait compromettre les efforts visant à trouver une solution durable aux différends entre les communautés riveraines et la gestion du parc.
« La commission a fait son travail conformément à la mission lui confiée par le gouverneur de province. Cependant, nous pensons qu’il existe d’autres conflits qui n’ont pas été intégrés dans ce rapport. Nous allons écrire au gouverneur pour lui transmettre ces cas qui n’ont pas été considérés, afin qu’ils soient pris en compte », a déclaré Ricardo Rupande.
Le responsable de la société civile de Ruwenzori explique que son secteur concentre plusieurs litiges en raison notamment de la présence de la base de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) au secteur de Mutsora. Il craint que les revendications non recensées ne continuent à alimenter les tensions autour du Parc national des Virunga.
« Si ce rapport est transmis aux instances compétentes sans intégrer les autres conflits existants autour du parc, les problèmes risquent de persister alors que l’objectif était justement de rechercher des solutions », a-t-il ajouté.
Selon le rapport de la commission ad hoc, 17 litiges ont été identifiés autour du Parc national des Virunga, dont huit dans le secteur de Ruwenzori.
Pour rappel, lors de la remise du rapport, le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Évariste Somo Kakule, avait invité toutes les personnes disposant d’autres éléments ou revendications à les transmettre par écrit afin d’enrichir le document avant sa transmission aux institutions compétentes.
Milan Kayenga


