Oicha : un militaire des FARDC condamné à mort après des tirs qui ont semé la panique en pleine ville

Le Tribunal militaire de garnison de Beni a condamné à la peine de mort, mardi 18 août 2026, le caporal EPUKAPUKA LIKENGO MANAKA, alias « Petit Papa », après des tirs d’armes qui ont semé la panique dans plusieurs quartiers de la nouvelle ville d’Oïcha, en province du Nord-Kivu.

Les faits remontent au lundi 17 août, vers 19 h 45. D’après les éléments présentés au tribunal, ce militaire de la 32ᵉ Brigade de réaction rapide (RR) des FARDC aurait ouvert le feu en pleine agglomération, depuis Mambabeka, dans le quartier Bakaiku. Les détonations ont provoqué un mouvement de panique dans plusieurs quartiers, notamment Nzanza, Mamiki et Mambabeka. Plusieurs habitants ont fui leurs domiciles, craignant pour leur sécurité.

Jugé en flagrance et en audience publique au Grand Rond-point d’Oïcha, le caporal a été reconnu coupable de deux infractions : dissipation de munitions de guerre et violation de consignes. L’audience s’est tenue seulement 24 heures après les faits. Le tribunal a rendu son verdict tard dans la soirée du mardi 18 août. Le condamné a quelques jours pour aller en appel, en cas de contestation du jugement. 

À travers cette décision, la justice militaire entend réaffirmer sa fermeté face aux actes d’indiscipline susceptibles de troubler l’ordre public. Dans une région confrontée à une situation sécuritaire fragile, les autorités judiciaires veulent également rappeler aux militaires l’obligation de respecter les consignes et les règles d’engagement, notamment dans l’usage des armes et des munitions.

À Oïcha, le verdict a été accueilli avec soulagement par une partie de la population. Plusieurs habitants y voient un signal fort contre l’indiscipline au sein des forces armées et une mesure susceptible de renforcer la confiance entre la population et les forces de défense. Cette affaire remet ainsi en lumière l’importance du respect des règles militaires pour éviter que des comportements individuels ne mettent en danger la sécurité des civils.

Wanzire Shukurani 

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