Le Bloc uni pour la renaissance et l’émergence du Congo (BUREC) dénonce avec fermeté les récentes sorties médiatiques de l’ancien président Joseph Kabila ainsi que la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), placé sous son leadership. Cette position figure dans une déclaration rendue publique le 14 octobre et lue par l’honorable Jadot Kasereka Mangwengwe, secrétaire national en charge de la communication, des médias et des nouvelles technologies de l’information et de la communication du BUREC.
Le parti politique cher à Julien Paluku Kahongya affirme avoir suivi ces développements avec indignation. Il dénonce ce qu’il considère comme un choix délibéré de Joseph Kabila de privilégier la confrontation et la voie de la rébellion contre un régime légalement établi. Pour le BUREC, ces initiatives soulèvent de sérieuses préoccupations dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo. « Les masques sont tombés. Face aux enjeux de souveraineté nationale et d’intégrité territoriale, chacun devra assumer ses responsabilités devant l’histoire », estime le parti.
Le BUREC dénonce également ce qu’il considère comme un rapprochement avec les forces responsables de l’agression de la RDC. Il juge particulièrement grave toute démarche susceptible de favoriser la rébellion et de compromettre davantage la sécurité des populations congolaises. Selon cette formation politique, pactiser avec les agresseurs de son propre pays constitue une atteinte aux intérêts supérieurs de la nation. « L’histoire retiendra ceux qui auront choisi de pactiser avec les ennemis de la République et de tourner le dos à leur propre pays dans une période aussi critique », soutient le BUREC.
Par ailleurs, le parti rejette catégoriquement les leçons de gouvernance et de sécurité que pourrait donner l’ancien régime. Il estime que la prétention d’avoir laissé un État fort relève d’une « mythification politique », au regard des défis sécuritaires auxquels le pays reste confronté. Pour le BUREC, la force d’un État se mesure notamment à sa capacité à protéger ses citoyens, à défendre ses frontières et à garantir la sécurité sur l’ensemble du territoire national.
Face à cette situation, le BUREC appelle la population de l’Est à faire preuve de vigilance et à opposer une résistance patriotique, digne et responsable aux manœuvres qu’il qualifie de déstabilisation.
Enfin, le BUREC réaffirme son engagement républicain et son attachement à l’unité nationale. Il renouvelle son soutien total et sans réserve au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo dans les efforts visant à défendre l’intégrité territoriale de la RDC et à restaurer la paix dans les zones affectées par les conflits armés. Le parti estime que les ambitions politiques ne doivent jamais prendre le dessus sur la souveraineté nationale et le respect de l’ordre constitutionnel.
À travers cette déclaration, le BUREC appelle les acteurs politiques à assumer leurs responsabilités face à la crise actuelle et réaffirme sa détermination à défendre les institutions de la République. Il considère que l’unité nationale, la protection des populations et la sauvegarde de chaque centimètre carré du territoire congolais doivent demeurer au centre des priorités nationales.
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