Beni : les victimes de l’extrémisme violent et le FONAREV harmonisent leurs actions pour la réparation

Les acteurs étatiques, paraétatiques ainsi que des membres des organisations de la société civile, dont les associations des victimes de l’extrémisme violent, ont pris part, samedi 31 octobre 2026 à Beni, au Nord-Kivu, à une session commémorative des atrocités perpétrées par les terroristes ADF dans la ville de Beni, à Oicha et dans le territoire de Beni.

Organisée dans le cadre du projet « Paix au-delà des frontières » (Peace Beyond Borders), cette activité vise à renforcer la mémoire collective et à améliorer la prise en charge des victimes. Ce projet est exécuté en République démocratique du Congo et en Ouganda par POLE Institute et PROSPECT, sous le leadership de la Fondation Kofi Annan, avec le financement de l’Union européenne.

Au cours de cette session, les participants ont été édifiés sur l’historique des atrocités commises par les ADF au Nord-Kivu et en Ituri, à travers un exposé magistral présenté par Maître Omar Kavota, chercheur sur les questions liées à l’extrémisme violent. Ils ont également été outillés sur le rôle, le mandat et les interventions du Fonds national de réparation des victimes (FONAREV), dans le contexte spécifique de l’extrémisme violent.

Un autre temps fort de ces assises a été la restitution de la mission de plaidoyer effectuée à Kinshasa, à la mi-octobre, par une délégation des victimes auprès du FONAREV. De retour de cette mission, les représentants des victimes ont présenté les acquis de leurs échanges avec cette institution.

À travers des travaux en carrefour, les participants ont ensuite planifié des activités conjointes entre les associations des victimes et le FONAREV, conformément aux engagements pris à l’issue du plaidoyer mené dans la capitale congolaise.

Émues, plusieurs victimes ont également livré des témoignages poignants sur les atrocités subies de la part des ADF ainsi que sur les difficultés rencontrées dans leur prise en charge. Elles ont, à cette occasion, exigé du gouvernement congolais des réparations justes, aussi bien individuelles que collectives.

Patrick Siku Provinces

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