Soutenance à l’UAC-Beni : Sawasawa Angel propose une approche numérique pour moderniser l’état civil à Bungulu

La modernisation des services publics passe aussi par une meilleure utilisation du numérique. C’est dans cette perspective que Sawasawa Angel a défendu, ce mercredi 7 octobre 2026 à l’UAC-Beni, un mémoire consacré à l’amélioration de la gestion des actes et attestations d’état civil dans la commune de Bungulu.

Son travail part d’une réalité observée dans le fonctionnement du service de l’état civil : la délivrance de certains documents repose encore largement sur des procédures manuelles. Une situation qui peut occasionner des retards, compliquer la recherche des dossiers et exposer certains documents à des risques de perte ou de détérioration.

À travers son étude, le jeune chercheur propose une solution permettant de mieux enregistrer, conserver et suivre les demandes introduites par les citoyens. L’objectif est de rendre le traitement des dossiers plus organisé et de faciliter le travail des agents chargés de la délivrance des documents.

Un circuit de traitement mieux organisé

Le système proposé prend en compte les différents intervenants dans le processus. Le citoyen introduit sa demande, le comptable s’occupe du paiement, le préposé de l’état civil prépare le document, tandis que le bourgmestre intervient pour sa validation et sa signature.

Cette organisation doit permettre de mieux suivre chaque demande, depuis son introduction jusqu’à la délivrance du document. Elle pourrait également faciliter la recherche des informations et réduire les risques liés à la perte ou à la mauvaise conservation des dossiers.

Dans le cadre de son mémoire, Sawasawa Angel a réalisé un prototype permettant de reproduire les principales étapes du traitement d’une demande. Celui-ci donne un aperçu de la manière dont les différents acteurs pourraient utiliser le système dans leurs activités quotidiennes.

Une solution qui reste à éprouver sur le terrain

Les premiers essais, effectués dans un environnement de développement, montrent que la solution est réalisable. Toutefois, son efficacité devra être évaluée dans les conditions réelles de travail afin de mesurer son impact sur la rapidité du service, la conservation des dossiers et la satisfaction des citoyens.

La mise en œuvre d’une telle initiative nécessiterait notamment la disponibilité des équipements, la formation du personnel et un accompagnement des utilisateurs. La protection des informations personnelles des citoyens devra également constituer une priorité.

À travers ce travail, Sawasawa Angel apporte une réflexion sur la manière dont le numérique peut contribuer à améliorer les services publics locaux. Pour la commune de Bungulu, une telle démarche pourrait ouvrir la voie à une gestion plus organisée et plus accessible des documents d’état civil.

La soutenance de ce mémoire à l’UAC-Beni met ainsi en lumière une préoccupation concrète : comment mettre le numérique au service d’une administration plus efficace et plus proche des citoyens ? Une question qui pourrait, à terme, alimenter les réflexions sur la modernisation des services publics locaux.

Milan Kayenga 

Retour en haut