À l’occasion du mois dédié à la femme, Radio Moto Beni met en lumière le parcours inspirant de Madame le sous-commissaire principal Lionze Amisi Dorothée, une femme engagée qui sert la nation sous le drapeau national depuis près de trois décennies. Affectée à l’escadron de la Police de circulation routière à Beni, cette sexagénaire concilie son devoir de sécurisation des usagers de la route avec les responsabilités familiales qu’elle assume avec détermination.
Un engagement au service de la nation depuis 1997
Âgée de 60 ans, sous-commissaire Lionze Amisi Dorothée a intégré la Police nationale congolaise en 1997, à l’époque du président Laurent-Désiré Kabila. Son engagement, explique-t-elle, est né d’une volonté profonde de contribuer à la protection de la population et de ses biens.
« J’ai été motivée par le souci de participer à la sécurisation de la population et de ses biens. C’est ainsi que j’ai été incorporée dans la police en 1997, et je continue jusqu’aujourd’hui », témoigne-t-elle.
Les défis quotidiens d’une policière de circulation
Dans l’exercice quotidien de ses fonctions à la Police de circulation routière, Madame Dorothée fait face à plusieurs défis. Parmi eux figurent notamment les comportements imprévisibles de certains conducteurs qui refusent parfois d’obtempérer aux signaux des agents de régulation.
« Il y a quelques difficultés. Comme nous sommes affectées à la sécurité routière, il arrive que certains conducteurs refusent d’obéir au coup de sifflet et cela peut même exposer les agents au risque d’être percutés. Dans ces cas-là, chacun agit selon son caractère, mais nous faisons toujours notre travail », explique-t-elle.
Une profession qui a construit sa vie
Malgré ces obstacles, Amisi Dorothée affirme tirer une grande fierté de sa profession. Veuve aujourd’hui, elle confie que ce métier lui a permis de subvenir aux besoins de sa famille et d’assurer l’éducation de ses enfants.
« J’ai construit ma vie grâce à cette profession. Tous mes enfants sont allés à l’école et ont poursuivi leurs études jusqu’à l’université. Deux d’entre eux sont même devenus policiers comme moi. Je suis fière de ce métier », dit-elle avec émotion.
Un message d’encouragement aux jeunes filles
Forte de près de trente ans d’expérience, cette policière encourage les jeunes filles à s’intéresser davantage aux métiers de la sécurité et à s’engager pour la protection de leur pays.
« Personne ne viendra sécuriser notre pays à notre place. Le service de la police n’est pas réservé uniquement aux hommes. Les femmes en sont aussi capables. J’invite les jeunes filles à venir travailler pour la sécurité de notre pays, car la police a besoin d’elles », lance-t-elle.
L’exemple d’une femme engagée
À travers son parcours, la sous-commissaire Lionze Amisi Dorothée illustre la contribution essentielle des femmes dans les services publics et démontre que le métier de policier n’est pas l’apanage des hommes. Son engagement rappelle que les femmes peuvent jouer un rôle déterminant dans la sécurité et le développement de la nation.
Milan Kayenga