La reprise des activités scolaires prévue ce lundi après les vacances de Pâques n’a pas été effective dans plusieurs écoles publiques de la ville de Beni, suscitant une vive inquiétude chez les élèves finalistes.

À l’origine de cette situation, un mouvement de grève déclenché par les enseignants pris en charge par l’État. La décision a été prise dimanche au cours d’une assemblée générale de l’intersyndicale tenue à l’Institut Bungulu de Beni. Les enseignants ont ainsi résolu de suspendre les cours jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

Ces derniers réclament notamment le paiement de leur salaire du mois de mars, toujours en attente, ainsi que la mécanisation des enseignants Nouvelles Unités (NU). L’intersyndicale, à travers le SYNECATH, exige également la libération de deux enseignants actuellement en détention, condamnés dans une affaire de torture d’un écolier.

Ce lundi matin, plusieurs élèves se sont présentés dans leurs établissements scolaires dans l’espoir de reprendre les cours. Mais sur place, ils ont trouvé des salles de classe vides, sans enseignants. Contraints de rentrer chez eux, beaucoup expriment leur inquiétude face à cette interruption des activités.

Cette situation préoccupe particulièrement les élèves finalistes, engagés dans une phase déterminante de leur parcours scolaire. À l’approche des examens nationaux, ils redoutent des retards dans le programme et des conséquences sur leur préparation. « C’est vrai, leurs révendications peuvent être fondées, mais cette grève risque de nous perturber pendant que nous nous préparons pour le jury », a indiqué une élève finaliste de Beni. A l’autre d’ajouter « c’est arriver au mauvais moment car nous sommes entraint de nous préparer au TENASOSP. C’est vraiment une grève qui nous inquiète. Il faut vraiment trouver une solution dans un bref délai ». 

Pendant ce temps, les écoles privées de la ville de Beni ont normalement repris les activités scolaires, créant un contraste avec la paralysie observée dans les établissements publics.

En attendant un dénouement à cette crise, l’incertitude persiste et les élèves finalistes restent dans l’angoisse, craignant pour la suite de leur année scolaire.

Milan Kayenga 

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