Les changeurs de monnaie de la ville de Beni demandent une meilleure protection de leur profession, après l’assassinat de leur collègue Kalepa. Réunis au sein de leur association, ils ont organisé, ce mercredi 16 septembre 2026, une marche pacifique pour exprimer leur inquiétude face à l’insécurité qui touche leur secteur d’activité.
Cette mobilisation intervient après l’inhumation du couple Kalepa et Julepha, deux changeurs de monnaie tués le week-end dernier devant leur domicile à Beni. Le drame a suscité l’émoi au sein de la profession et poussé leurs collègues à interpeller les autorités sur les conditions sécuritaires dans lesquelles ils exercent leur métier.
La manifestation a débuté le long du boulevard Nyamwisi avant de chuter à la mairie de Beni. Les manifestants y ont remis un mémorandum au maire, dans lequel ils demandent notamment l’implication des services de sécurité dans les enquêtes afin d’identifier et d’arrêter les auteurs de l’assassinat de leur collègue.
Les changeurs de monnaie sollicitent également des mesures spécifiques pour sécuriser leur profession. Ils demandent notamment leur identification à travers la ville, ainsi qu’un meilleur contrôle des armes à feu en circulation. Pour eux, ces mesures permettraient de renforcer leur protection et de contribuer à la lutte contre l’insécurité dans la ville.
Dans leur mémorandum, les professionnels du change insistent sur la nécessité de voir les auteurs du meurtre traduits en justice. « Nous demandons l’implication des services de sécurité dans les enquêtes afin de mettre la main sur les malfrats qui ont ôté la vie à notre membre Kalepa », soulignent-ils dans leur démarche auprès des autorités.
Réceptionnant le document, le maire de Beni, le commissaire supérieur principal Nyofondo Te-Kodale Jacob, a déclaré le mémorandum recevable. L’autorité urbaine a également promis d’accompagner l’association des changeurs de monnaie dans la recherche de solutions aux différentes préoccupations soulevées.
Les changeurs de monnaie, à travers leur président Muhindo Kisangani Justin, attendent désormais des réponses concrètes des autorités, notamment sur le volet sécuritaire et les enquêtes liées à l’assassinat de leur collègue. Cette mobilisation traduit leur volonté de voir leur profession mieux encadrée et leurs membres davantage protégés dans l’exercice de leurs activités.
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