L’arrivée annoncée du président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, ce jeudi 18 février 2026 à Beni, suscite des attentes contrastées parmi les habitants. Dans cette ville marquée par l’insécurité, la visite est perçue soit comme une opportunité de faire entendre les préoccupations locales, soit comme une simple formalité politique.
Interrogés mercredi 18 février, certains citoyens affichent un certain scepticisme. « Nous avons déjà vu plusieurs missions se succéder sans la situation ne change réellement sur le terrain », déplore un habitant du centre villes. Selon eux, les promesses des autorités nationales restent souvent lettres mortes, et la population attend surtout les actions concrètes pour restaurer la sécurité et la paix.
À l’inverse, une autre partie de la population garde espoir. Ces habitants souhaitent que la présence du président de l’assemblée nationale permette de relayer efficacement leurs doléances et débouche sur des décisions tangibles. « Nous espérons que cette fois ci, des mesures fermés seront prises pour rétablir la paix à Beni et dans toute la province du Nord-Kivu », explique une commerçante interrogée.
Ce constat ressort d’un vox pop réalisé par radiomotobeni.net, à la veille de l’arrivée annoncée de cette haute autorité du pays. Entre scepticisme et optimiste, la population de Beni attend désormais de voir si cette visite constituera un véritable tournant ou restera une simple promenade protocolaire.
En rappel, le caucus de députés du grand Nord a annoncé l’arrivée imminente d’Aimé Boji pour jeudi à Beni. Le président de la chambre basse du parlement devra animer un meeting populaire au rond-point du 30 juin, avant de rencontrer quelques couches de la population, selon le programme communiqué.
Odile Tsongo