Quarante policiers ont entamé, mercredi 18 février 2026, une session de formation à Beni, axée sur la police de proximité et la gestion des données criminelles. L’atelier, lancé par le vice-gouverneur du Nord-Kivu, se tient à l’Hôtel Okapi Palace dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant.

Organisée par la SOFEPADI dans le cadre du programme Stabilisation Réactive par la Transition (RESET), cette activité s’inscrit dans un consortium d’organisations comprenant CORACON, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), JUSTICE Plus et APC, sous le lead de Mercy Corps.

L’objectif est de professionnaliser les interventions sur le terrain et de moderniser le traitement des informations criminelles afin de mieux répondre aux défis sécuritaires locaux.

Pour Francis Berriard, directeur du programme RESET, l’enjeu est à la fois sécuritaire et social. Il appelle à un renforcement durable de la collaboration entre les forces de l’ordre et la population.

« Ce renforcement vise à consolider la collaboration et la confiance entre l’État et les citoyens. Le contexte sécuritaire actuel montre que cette formation doit être permanente afin de mieux capaciter les acteurs de la sécurité pour qu’ils collaborent efficacement avec les citoyens dans le cadre de leurs opérations. Nous attendons de la police une meilleure coordination des actions sur le terrain afin de gagner davantage la confiance de la communauté qu’elle sert », a-t-il déclaré.

De son côté, le commissaire général Lucien Nyembo, facilitateur de l’atelier, a souligné la nécessité pour la RDC de disposer d’une police capable de fournir des données fiables et actualisées lors des conseils locaux de sécurité. Selon lui, la production de statistiques crédibles, reflétant fidèlement la réalité criminelle sur le terrain, constitue un levier stratégique pour améliorer la gouvernance sécuritaire.

« Nous avons besoin d’une police qui participe avec des données réelles aux conseils locaux de sécurité. Nous devons produire des statistiques qui reprennent la réalité criminelle du terrain et, avec la population et la société civile, trouver des solutions adéquates pour une prise en charge réfléchie de la sécurité au niveau local », a-t-il affirmé.

Débutée mercredi 18 février, la formation se clôturera le mardi 24 février 2026.

Odile Tsongo

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