Beni : des étudiants préoccupés par l’absence des mesures barrières contre Ebola dans les universités

À Beni, plusieurs étudiants alertent sur le manque de dispositifs de prévention contre la maladie à virus Ebola dans certains établissements d’enseignement supérieur. Face à la menace persistante de cette épidémie dans la province du Nord-Kivu, ils appellent les autorités académiques à prendre des mesures urgentes pour protéger les étudiants et le personnel universitaire.

Ce mardi 26 mai, des étudiants interrogés dans différents milieux universitaires de la ville ont dénoncé l’absence de mesures barrières telles que les dispositifs de lavage des mains, le port obligatoire du masque ou encore les séances de sensibilisation.

« En notre Université, on n’a pas encore placé les mesures barrières contre Ebola, alors je suis entrain de prendre mes propres précautions. On dirait que nous sommes encore dans la négligence vu que la maladie n’a pas encore beaucoup de personnes. Les gens prennent ça encore comme de la blague », a témoigné un étudiant rencontré à Beni.

Un autre étudiant regrette le manque de vigilance dans les salles de classe : « Dans nos salles de classe, je vois qu’on n’a pas de masque, il n’y a que quelques personnes qui en ont. Je vois que les gens ne sont pas vraiment préoccupés, ils trouvent ça normal comme ce n’est pas la première fois qu’on parle d’Ebola ».

Face à cette situation, les étudiants insistent sur la nécessité de ne pas banaliser cette maladie, rappelant que le Nord-Kivu a déjà été durement frappé par de précédentes épidémies d’Ebola.

Ils demandent ainsi aux responsables des institutions universitaires d’installer rapidement des dispositifs de lavage des mains, de renforcer les campagnes de sensibilisation et d’encourager le respect strict des gestes préventifs afin d’éviter toute propagation éventuelle de la maladie dans les milieux universitaires.

Selon ces étudiants, une réaction rapide des autorités académiques pourrait contribuer à limiter les risques et à rassurer la communauté universitaire dans cette période d’inquiétude sanitaire.

Odile Tsongo 

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