Les dépendants des militaires et les membres de la communauté civile du quartier Mambango, en ville de Beni, ont pris part à un échange patriotique axé sur le vivre-ensemble et la cohabitation pacifique. Cette activité s’est tenue le samedi 7 février 2026 à la Salle des Jeunes, située dans la cellule Ituli.

Organisée dans un contexte marqué par une insécurité persistante, la rencontre a permis aux participants d’échanger sur la responsabilité collective dans la recherche de la paix. Les discussions ont mis en lumière la nécessité de renforcer la confiance entre les familles militaires et la population civile, souvent affectée par des soupçons et des accusations mutuelles.

Au terme des assises, plusieurs recommandations ont été formulées dans le but de renforcer la cohésion sociale et de promouvoir une cohabitation pacifique afin de lutter contre l’insécurité dans cette partie de la ville de Beni.

Selon Serge Liwela, coordonnateur de l’Association des enfants des soldats au front pour la paix (ASESOFP ASBL), cette rencontre marque une étape importante.

« Dans le quartier Mambango, l’insécurité existe depuis longtemps et des militaires ou leurs dépendants sont parfois accusés, à tort ou à raison, d’héberger des malfrats. Cela ne favorise pas la quiétude entre civils et familles militaires. Aujourd’hui, nous avons trouvé un terrain d’entente : les civils pourront se rendre dans les familles militaires sans crainte, et ces dernières seront également accueillies au sein des entités civiles. Nous pensons que c’est un mariage bien conclu et que la paix va commencer à s’installer grâce à cette cohabitation », a-t-il déclaré.

Cette activité a été facilitée par l’organisation Ubuntu Panafrica, en collaboration avec les autorités locales du quartier Mambango.

Milan Kayenga

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