Une session de formation sur la protection des mineurs et des adultes vulnérables en milieu scolaire s’est tenue au complexe scolaire Museke, ce dimanche 8 février 2026, autour du thème : « Faire de nos lieux de vie et d’apostolat des espaces sûrs ». L’activité a réuni une centaine d’acteurs éducatifs du réseau des écoles assomptionnistes, engagés dans l’amélioration de la qualité de l’enseignement et du bien-être des apprenants.
Les travaux ont été précédés par une célébration eucharistique. Dans son homélie, le Révérend père Thierry Kahongya, conseiller du Supérieur Général des Augustins de l’assomption a rappelé que la mission éducative constitue le cœur du charisme de l’Assomption, hérité du fondateur Emmanuel d’Alzon. Il a insisté sur l’importance, pour les éducateurs, d’être des modèles de sainteté et de témoigner des valeurs humaines et chrétiennes auprès des jeunes, soulignant que l’éducation ne se limite pas à la transmission des connaissances, mais à la formation intégrale de la personne.
La session de formation a ensuite été officiellement lancée. Le père Thierry Kahongya, premier intervenant, a présenté les objectifs principaux de ces assises, notamment la sensibilisation à la sauvegarde et à la promotion des droits de l’enfant et des personnes vulnérables, la vulgarisation de la politique de protection de l’enfance et la mise en place d’un réseau d’acteurs éducatifs engagés dans la création d’un environnement scolaire sûr.
Intervenant à son tour, le Révérend père Wilfrid Kibanda, conseiller à la province d’Afrique a recentré les échanges sur la finalité de l’éducation dans les écoles assomptionnistes, axée sur la formation intégrale de l’élève. Il a mis l’accent sur la gestion des émotions des enfants et la création d’un climat scolaire sécurisant, indispensable à de meilleurs apprentissages. Selon lui, l’éducateur est appelé à accompagner l’enfant avec bienveillance, proximité et responsabilité, afin de faire de l’école un espace protecteur et épanouissant.
L’autre intervenant, le père Jean-Marie Wayivutha, psychologue, a attiré l’attention des participants sur les conséquences graves auxquelles sont exposés les enfants victimes de violences, de maltraitance ou d’abandon. Il a exhorté les enseignants à adopter des comportements respectueux et non traumatisants, tout en soulignant l’importance de dénoncer les violences, afin de protéger les apprenants et préserver leur avenir scolaire et humain.
La journée s’est clôturée dans une ambiance conviviale, marquée par la satisfaction des participants. Cette session de formation s’inscrit dans la volonté des écoles assomptionnistes de renforcer la qualité de l’enseignement en offrant aux élèves un cadre éducatif sûr, sain et favorable à leur développement intégral.
Augustin Kiti