Beni : la peine de l’enseignant Wakisa Jean-Louis réduite de 18 à 5 ans en appel

La Cour militaire du Nord-Kivu a réduit, vendredi 28 août 2026, de 18 à 5 ans de servitude pénale principale la peine prononcée en première instance contre Wakisa Jean-Louis, enseignant à Mutwanga et membre du Syndicat des enseignants des écoles catholiques (SYNECATH).

Poursuivi pour des faits de « tortures corporelles ayant entraîné la mort », Wakisa Jean-Louis avait été condamné en première instance à 18 ans de servitude pénale principale.

Statuant en appel, la Cour militaire du Nord-Kivu a considérablement revu cette peine à la baisse, la ramenant à 5 ans de servitude pénale principale.

En plus de cette peine, l’enseignant devra s’acquitter d’une amende d’un million de francs congolais (1 000 000 FC), ainsi que de 600 000 FC au titre des frais de justice.

Deux ans et trois mois déjà passés en détention

Wakisa Jean-Louis avait déjà passé deux ans et trois mois en détention. Cette période devra être prise en compte dans l’exécution de la peine, conformément aux modalités prévues par la justice.

La décision de la Cour militaire est accueillie avec soulagement au sein du SYNECATH. Le syndicat se dit satisfait de cette réduction de peine et appelle les enseignants à garder leur calme.

Le SYNECATH envisage d’autres démarches judiciaires

Delphin Muhindo Katsuva, secrétaire permanent du SYNECATH sous-provincial de Bungulu-Beni, s’est félicité de l’arrêt rendu par la Cour militaire du Nord-Kivu.

Il invite les enseignants à rester sereins et indique que le syndicat pourrait poursuivre les démarches judiciaires en faveur de son membre. Parmi les options envisagées figurent notamment un éventuel pourvoi en cassation devant la Cour de cassation, ainsi qu’une démarche visant à obtenir une liberté conditionnelle pour l’enseignant.

Pour le SYNECATH, cette décision constitue une évolution favorable du dossier, même si le syndicat entend continuer à explorer les voies légales susceptibles de permettre la libération de Wakisa Jean-Louis.

L’affaire demeure ainsi suivie de près par le milieu éducatif et syndical du Nord-Kivu, dans l’attente des éventuelles prochaines démarches de la défense et du syndicat.

Milan Kayenga

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