La ville de Beni est confrontée à une nouvelle vague d’insécurité qui inquiète profondément la population et les acteurs de la société civile. La coordination urbaine de la société civile Forces vives exprime sa compassion aux victimes des violences notamment survenues dans la nuit du 15 au 16 Janvier 2026. 

Selon cette structure citoyenne, les quartiers les plus touchés sont Kanzulinzuli ( commune Bungulu), Paida et Kasabinyole (commune Ruwenzori), Ngongoli, Butsili, Tamende et Masiani (commune Mulekera) ainsi que Vingazi (Beu). Les auteurs de ces actes sont souvent armés et porteraient des tenues civiles ou des uniformes ressemblant à celles des militaires et policiers. 

Dans une déclaration rendue publique ce lundi 19 janvier, la société civile dénonce des incursions nocturnes répétées, marquées par des cambriolages, des tortures, coups et blessures graves, extorsion de biens et argent, viol et meurtres ciblés ou occasionnels. Elle précise que toutes les communes sont déjà touchées et rappelle aux autorités leur rôle régalien dans la protection de la population et ses biens. 

Pour faire face à cette situation, la coordination urbaine de la société civile formule plusieurs recommandations : Aux autorités de diligenter les enquêtes objectives pour identifier et arrêter les responsables de ces crimes, et renforcer la protection des citoyens.  A la population de signaler tout mouvement suspect, de s’organiser en groupe de vigilance, et d’installer des systèmes d’alerte et un éclairage pour sécuriser les maisons et les avenues. 

La société civile appelle ainsi tous les citoyens à participer activement à la gouvernance sécuritaire, afin de traquer les bandits et rétablir la paix dans la ville de Beni. 

Entre-temps, les services spécialisés rassurent qu’ils sont en œuvre et encouragent la collaboration de la population pour restaurer la sécurité dans la ville.  Les sources proches de la police indiquent d’ailleurs que six présumés criminels ont été arrêtés ce lundi 19 janvier au quartier Matonge, commune Mulekera.  Cela environ 48 heures après la neutralisation de deux autres présumés bandits à Masiani dans la même commune. 

Milan Kayenga 

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