Beni : la Société civile du Congo appelle Airtel, Vodacom et Orange à revoir leurs nouveaux tarifs, jugés incompatibles avec le pouvoir d’achat des consommateurs

La Société civile du Congo, coordination de Beni, monte au créneau contre les nouveaux tarifs appliqués dans certains services de télécommunication, qu’elle juge incompatibles avec le pouvoir d’achat des consommateurs. Dans une déclaration faite samedi 22 août 2026, cette structure citoyenne dénonce notamment l’augmentation des prix de certains produits de communication ainsi que la suppression de quelques forfaits.

Pour la Société civile du Congo, les opérateurs de télécommunications devraient faire preuve de davantage de transparence avant toute modification de leurs offres. « Tout changement doit être communiqué à la population avant son exécution », insiste cette structure, qui appelle les maisons de télécommunications à tenir compte de la situation socio-économique de leurs abonnés.

Son président, Junior Mbakulira, accorde un délai de sept jours à Airtel, Vodacom et Orange pour revoir leurs nouvelles tarifications. Il exhorte ces opérateurs à « fixer les tarifs en tenant compte de la situation et du pouvoir d’achat de la population ».

La Société civile du Congo interpelle également le ministère de la Communication afin qu’il joue pleinement son rôle dans la protection des consommateurs. Elle considère ces nouvelles tarifications comme « une autre forme de faire souffrir la population » et invite les consommateurs à se mobiliser pour dénoncer ce qu’elle qualifie de tarification abusive.

La structure citoyenne appelle ainsi les opérateurs concernés à revoir leurs tarifs et à privilégier des offres accessibles à la population. Elle estime que les services de télécommunication doivent rester adaptés aux réalités économiques des consommateurs, particulièrement dans un contexte où le pouvoir d’achat demeure limité.

Radiomotobeni.net a tenté d’obtenir la réaction de l’un des opérateurs de télécommunications concernés, mais sans succès. Les sociétés citées n’avaient pas encore réagi aux préoccupations soulevées par la Société civile du Congo au moment de la rédaction de cet article.

La Société civile dit désormais attendre une réponse des opérateurs dans le délai de sept jours accordé et appelle les autorités compétentes à veiller au respect des intérêts des consommateurs.

Milan Kayenga

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