Dans la commune de Mulekera, située dans la ville de Beni, la situation des déplacés de guerre devient de plus en plus préoccupante. Face à l’afflux massif de populations fuyant les violences dans plusieurs localités environnantes, les conditions de vie se dégradent, suscitant inquiétude et tensions au sein de la communauté.

Selon les autorités locales, Mulekera figure parmi les entités qui accueillent un grand nombre de déplacés. Certains d’entre eux ont trouvé refuge dans des lieux de fortune, allant jusqu’à occuper les installations du bureau administratif du quartier Tamende, paralysant ainsi le bon fonctionnement des services publics. D’autres vivent à la belle étoile, installés le long des avenues, sans abris adéquats.

Cette précarité extrême pèse non seulement sur les déplacés eux-mêmes, mais également sur les habitants des quartiers environnants. La cohabitation devient parfois difficile, donnant lieu à des incompréhensions et des tensions sociales.

Face à cette situation alarmante, le bourgmestre de la commune, commissaire supérieur Ngongo Mayanga Dieudonné, tire la sonnette d’alarme. Il reconnaît l’ampleur de la crise humanitaire et le manque criant d’assistance en faveur de ces populations vulnérables.

Dans son message à la population lors d’un entretien avec RADIOMOTOBENI.NET, l’autorité communale appelle à un sursaut de solidarité. Il insiste sur le fait que ces déplacés ne sont pas venus par choix, mais qu’ils ont été contraints de fuir les violences. « Ils ne sont pas ici de leur propre volonté. En temps opportun, ils pourront regagner leurs milieux d’origine », a-t-il rassuré.

Par ailleurs, le bourgmestre lance un appel pressant au gouvernement ainsi qu’aux partenaires humanitaires afin d’apporter une aide urgente à ces familles qui vivent dans des conditions jugées misérables.

La gravité de la situation est illustrée par des drames déjà enregistrés sur le site : au moins deux cas de décès communautaires ont été signalés, renforçant l’urgence d’une intervention rapide.

Alors que la crise persiste, l’élan de solidarité locale et l’implication des autorités nationales et des organisations humanitaires apparaissent plus que jamais indispensables pour soulager la détresse des déplacés et préserver la cohésion sociale à Mulekera.

Milan Kayenga 

 

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