Le pont de Sita Kayiremonda autrefois appelée cellule « Sibatu », situé au quartier Mambango dans la commune de Bungulu, en ville de Beni, reste jusqu’à ce jour non construit alors qu’il revêt une importance capitale pour la population locale. Ce passage, qui mène notamment vers le camp militaire de Mambango, présente une grande valeur tant sur le plan sécuritaire que social. Cependant, en période de pluie, la traversée devient extrêmement difficile et dangereuse pour les habitants.

De nombreuses familles, et surtout des écoliers, éprouvent d’énormes difficultés pour atteindre l’autre rive. Ce pont constitue pourtant un raccourci important reliant Kasanga-Tuha, sur la route Mangina, au camp militaire de Mambango sur l’axe Mangina–Beni.

« Lorsque la source déborde, les habitants ont du mal à traverser sur un petit pont en bois et peuvent même passer la nuit de l’autre côté. Il y a des élèves qui étudient de l’autre côté ; lorsqu’il y a débordement, nous sommes très inquiets pour nos enfants », témoignent les habitants de la cellule Sita Kayiremonda.

Sur initiative du comité de développement local, les habitants ont déjà tenté de s’organiser pour contribuer à la construction de ce pont. Toutefois, leurs moyens restent très limités face au coût réel que nécessiterait la réalisation de cet ouvrage, indique Kambale Stephémane D’Alzon, président de cette cellule.

« C’est un grand projet et les moyens donnés par la population sont très limités. Voilà pourquoi nous demandons aux autorités et à toute personne de bonne volonté de nous venir en aide pour construire ce pont. Les patrouilleurs ne savent pas intervenir ici parce qu’il n’y a pas de pont. C’est pour cette raison que les bandits nous menacent : nous alertons, mais l’intervention reste difficile », explique-t-il.

Face à cette situation, les habitants de Sita Kayiremonda lancent un appel aux autorités, aux organisations et aux personnes de bonne volonté afin d’apporter leur soutien pour la construction de ce pont, devenu indispensable pour la sécurité, l’éducation des enfants et la mobilité de toute la communauté.

Milan Kayenga 

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