Beni : un Centre de Traitement Ebola en cours d’aménagement pour renforcer la riposte

Les travaux d’aménagement provisoire du Centre de Traitement Ebola (CTE) ont été lancés ce samedi 27 juin 2026 au stade des Sœurs Orantes, situé dans le quartier Biautu, en commune de Beu à Beni.

La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence de plusieurs acteurs impliqués dans la riposte contre la maladie à virus Ebola. À cette occasion, la coordination urbaine de la société civile a exhorté la population au strict respect des mesures de prévention édictées par les autorités sanitaires.

Parmi ces mesures figurent notamment le respect des gestes barrières, la pratique d’enterrements dignes et sécurisés, ainsi que le renforcement de la surveillance à base communautaire, considérée comme un pilier essentiel dans la détection précoce des cas suspects.

Le président des forces vives, Maître Pépin Kavota, a également condamné fermement les actes de résistance communautaire, les violences perpétrées contre les équipes médicales ainsi que les cas de vandalisme enregistrés récemment dans certaines structures de santé.

Il a insisté sur la nécessité de la collaboration de la population pour permettre une riposte efficace contre la maladie.

« La maladie existe, évitons la résistance. Nous avons nous-mêmes constaté qu’il ne s’agit pas d’un “Ebola business”. La maladie est bien réelle. Nous déplorons les attaques contre les équipes médicales et appelons chacun à faire preuve de responsabilité », a-t-il déclaré.

Les forces vives de Beni rappellent que la réussite de la riposte dépend de l’implication de toute la communauté. Elles appellent ainsi la population à travailler en étroite collaboration avec les équipes sanitaires afin de limiter la propagation du virus et protéger les personnes à risque.

À ce jour, la zone de santé de Beni a déjà enregistré 24 cas confirmés d’Ebola, dont 14 décès, selon la situation épidémiologique rendue publique le samedi 27 juin 2026. Le rapport fait également état de 8 cas actifs actuellement suivis par les équipes de riposte et de 2 cas déplacés, illustrant la persistance du risque et la nécessité de renforcer les mesures de prévention et de prise en charge.

Rédaction 

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