Le quartier Vutsundo, l’un des plus peuplés de la ville de Butembo au Nord-Kivu, est aujourd’hui sérieusement menacé par une érosion de grande ampleur qui continue de ravager les habitations et les infrastructures routières, plongeant la population dans une situation de grande précarité.

Face à cette réalité alarmante, le Groupe d’Actions Judiciaire et Humanitaire (GAJH), par l’entremise de son président, Maître Muhindo Lwanga Vasima, a effectué une descente sur terrain afin de constater l’ampleur des dégâts et la souffrance des habitants.

Selon lui, l’érosion progresse rapidement sans aucune assistance gouvernementale, mettant en péril plusieurs maisons construites en dur ainsi que la route principale qui traverse le quartier Vutsundo, reliant le pied de la colline à la zone de Vulamba. Si aucune action urgente n’est entreprise, des infrastructures majeures, notamment l’église protestante CEBECA Vutsundo, risquent également d’être touchées.

La situation est d’autant plus préoccupante que le quartier accueille de nombreuses familles déplacées en provenance de l’ouest, notamment de Muhangi et de Mungurejipa, ayant fui l’insécurité persistante liée aux violences des ADF. Ces populations vulnérables se retrouvent aujourd’hui confrontées à une nouvelle menace, celle de la perte de leurs habitations.

Vutsundo est situé entre l’ITAV et la colline Sainte de l’UCG, une zone à forte concentration humaine. Pour le président du GAJH, cette situation doit être inscrite parmi les priorités des autorités locales et provinciales, au même titre que la question sécuritaire.

Maître Muhindo Lwanga Vasima lance ainsi un appel pressant aux autorités administratives afin qu’une solution durable soit envisagée, notamment l’organisation d’un glissement de la population vers un site plus sécurisé, à l’instar de l’expérience de Kalimahole à Beni. Il recommande également que la zone affectée soit, à terme, reboisée afin de limiter les risques environnementaux futurs.

Un véritable SOS est ainsi lancé pour sauver le quartier Vutsundo et préserver la vie de milliers de ses habitants.

Milan Kayenga 

 

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