La ville de Butembo a connu ce mardi 13 janvier 2026 une paralysie quasi totale de ses activités économiques et scolaires. Cette journée ville morte a été organisée par un groupe de pression qui a appelé la population à suspendre toutes les activités pour dénoncer l’insécurité persistante, qui sévit dans la ville depuis la fin de l’année 2025.
La synergie de plusieurs mouvements citoyens de la ville a rejoint cette initiative, réclamant notamment le remplacement du maire de Butembo et du commandant de la police locale, accusés d’incompétence. Ils ont barricadé quelques artères puis bruler des pneus sur chaussée.
Face à cette situation, le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Evariste Somo, a fermement condamné ces actions. Il les a qualifiées d’anti-patriotiques et de préjudiciables aux efforts de sécurisation déjà en cours. Le gouverneur a mis en garde les organisateurs et averti que toute récidive serait sanctionnée, avec l’application possible des dispositions prévues par la loi relative à l’état de siège et la dissolution des mouvements organisateurs des paralysies.
« on s’est réveillé, il y a un groupe qui jeté des tracts et qui, comme d’habitude a encore allumé le feu sur goudron ou détruire cette route que les congolais sont entrain de construire difficilement avec leurs sueurs. Et nous ne pouvons plus accepter cela. Nous venons de dire que c’est la toute dernière fois, je les appelle à la raison. qu’ils viennent travaillé avec les forces de sécurité, qu’ils dénoncent ceux qui détiennent illégalement les armes nous allons les mettre hors d’état de nuire… », a déclaré le gouverneur du Nord-Kivu.
La situation à Butembo reste donc sous haute surveillance, dans un contexte de sécurité encore fragile caractérisé par des meurtres et assassinats ainsi que les vols des biens de la population civile.
Milan Kayenga