Après une nuit de tension consécutive à l’assassinat du chef de la milice FPIC, connu sous le nom de « Hérode », la situation sécuritaire est redevenue calme dans les localités de Nyankunde et Marabo, en territoire d’Irumu. Les autorités militaires affirment avoir repris le contrôle et appellent les populations déplacées à regagner leurs domiciles.
Le calme est revenu à Nyankunde et Marabo, deux localités situées respectivement dans les chefferies des Andisoma et de Mobala, dans le territoire d’Irumu, en province de l’Ituri.
Cette accalmie intervient après une nuit agitée marquée par l’assassinat du chef de la milice FPIC « Hérode », près de la rivière Masinda, mercredi soir. Cet événement avait provoqué une vive inquiétude au sein de la population, poussant plusieurs habitants à fuir leurs domiciles par crainte d’éventuelles représailles.
Dépêchés par le gouverneur militaire de l’Ituri, le commandant du secteur opérationnel ainsi que l’administrateur militaire du territoire d’Irumu, le colonel Siro Nsimba Bunga Jean, se sont rendus sur place pour s’enquérir de la situation et rassurer les habitants.
Selon cet officier militaire, cet assassinat serait l’œuvre d’« ennemis de la paix » cherchant à créer une confusion entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les mouvements armés ayant signé des actes d’engagement avec le gouvernement.
Le colonel Siro Nsimba Bunga Jean indique qu’une enquête est déjà ouverte afin d’identifier, arrêter et traduire en justice les auteurs de cet acte.
De son côté, le général de brigade Boni Matiti a transmis un message de compassion du gouvernement provincial aux membres de la FPIC, à l’entrée de l’hôpital général de Nyankunde. Il a également appelé les habitants ayant fui leurs maisons à regagner progressivement leurs foyers.
Sur le terrain, la situation sécuritaire est annoncée sous contrôle. Le trafic a repris normalement sur la Route nationale numéro 27, notamment sur l’axe Bunia-Komanda. Les personnes déplacées commencent également à retourner dans leurs villages, signe d’un retour progressif au calme dans cette partie du territoire d’Irumu.
Augustin Kiti


