Nord-Kivu : 17 conflits liés aux limites du Parc national des Virunga recensés par la commission ad hoc

La commission ad hoc chargée de la vérification des limites officielles du Parc national des Virunga a remis son rapport au gouverneur du Nord-Kivu, le général-major Somo Kakule Evariste, ce vendredi 17 juillet, au cours d’une séance ayant réuni les membres du comité provincial de sécurité, les autorités administratives, les représentants des chefs coutumiers, la société civile ainsi que plusieurs autres parties prenantes.

Mise en place par le gouverneur du Nord-Kivu pour examiner les litiges liés aux limites légales du parc dans les chefferies de Bashu et de Mbau, ainsi que dans le secteur de Rwenzori et le groupement de Watalinga, la commission a travaillé durant plus d’une année. Ses investigations ont associé les chefs coutumiers, les notabilités locales, les services d’archives, la société civile et d’autres acteurs concernés.

Le rapport présenté fait état de 17 conflits et litiges liés aux limites du Parc national des Virunga. Ils se répartissent en cinq cas à Bashu, huit dans le secteur de Rwenzori, un à Watalinga et trois à Mbau.

Selon la commission, plusieurs différends trouvent leur origine dans la vétusté des anciennes délimitations, l’occupation de certaines portions du parc par les populations, mais aussi dans des situations où les limites du parc empiètent sur des espaces occupés par les communautés. Ces réalités sont à la base de nombreux conflits qui nécessitent des solutions durables.

Des consultations populaires ont été organisées afin de recueillir les avis des communautés concernées. À l’issue de ce travail, plusieurs recommandations ont été formulées à l’intention du gouvernement, des autorités provinciales, des chefs coutumiers et de la population. La commission estime que le rôle du législateur sera déterminant pour apporter une réponse définitive aux litiges identifiés.

Prenant la parole, le président de la commission, Gustave Mayila, a indiqué que le rapport est le fruit des consultations communautaires et des investigations menées sur le terrain.

En recevant le rapport, le gouverneur, le général-major Somo Kakule Evariste a salué le travail accompli par la commission ad hoc. Il a affirmé que les revendications, contestations et observations relatives au rapport restent les bienvenues afin d’enrichir le document avant sa transmission aux autorités compétentes. Il a, en outre, appelé les différentes parties concernées à la retenue et à l’apaisement des tensions, en attendant les décisions qui seront prises sur la base des conclusions et recommandations issues de ce travail. L’autorité provinciale a souligné que ce travail constitue une première étape vers la promotion de la paix sociale dans les zones concernées, au moment où s’achève l’année marquant le centenaire du Parc national des Virunga.

Parmi les participants figuraient également des représentants des élus du peuple, qui ont promis de s’impliquer dans le suivi des recommandations et des conclusions du rapport, dans l’intérêt des communautés concernées.

Milan Kayenga 

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