À l’occasion de la Journée internationale des femmes et des filles de science, célébrée chaque 11 février et proclamée par les Nations Unies, radiomotobeni.net a donné la parole à l’Assistante Angèle Kitakya, enseignante et secrétaire à la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion à l’UAC-Beni. À travers son témoignage, elle met en lumière les avancées significatives enregistrées dans la scolarisation et la réussite des jeunes filles.
Selon elle, la représentation féminine dans les auditoires a considérablement évolué ces dernières années. « Ces dernières années, nous constatons que parfois le nombre des étudiants est dominé par les filles », affirme-t-elle. À l’UAC-Beni par exemple, certaines promotions comptent jusqu’à 30 filles pour 20 garçons. Pour l’Assistante Kitakya, cette réalité « montre qu’il y a quand même une avancée notable par rapport à la scolarisation des enfants filles ».
Au-delà de la présence numérique, les performances académiques des étudiantes sont également remarquables. L’enseignante souligne que les filles rivalisent pleinement avec leurs collègues masculins. « Lors des proclamations annuelles, il arrive que la première des étudiants soit une fille, ou même que les dix premières places soient occupées par des filles », explique-t-elle. Une situation qui, selon elle, démontre que « les filles sont aussi intelligentes et réussissent soit au même titre que les garçons, soit encore mieux que les garçons ».
Abordant la question des préjugés encore présents dans certaines familles, l’Assistante Angèle Kitakya estime que la mentalité évolue progressivement. « Cette mentalité est en train d’être dépassée aujourd’hui », affirme-t-elle, en référence à l’idée selon laquelle scolariser une fille serait une perte d’investissement. Elle félicite les parents qui ont compris que filles et garçons doivent bénéficier des mêmes chances d’accès à l’éducation.
Pour elle, il n’existe aucune filière réservée à un sexe particulier. « Il n’y a pas de faculté pour les hommes ou pour les femmes », insiste-t-elle, soulignant que les filles s’adaptent et excellent dans toutes les options. Elle ajoute que cette dynamique se reflète également dans le monde professionnel, où les femmes « travaillent de la même manière que les hommes, ou même mieux que plusieurs ».
En cette Journée internationale des femmes et des filles de science, le témoignage de l’enseignante traduit une réalité encourageante : les barrières liées au genre se brisent progressivement, laissant place à une participation plus équilibrée et à une reconnaissance accrue des compétences féminines dans l’enseignement supérieur et dans les domaines scientifiques.
Milan Kayenga