Ct Muhindo Tasi Jackson

Journée mondiale de l’épargne : l’économiste Tasi Jackson appelle les jeunes à épargner, même avec de faibles revenus

À l’occasion de la Journée mondiale de l’épargne, célébrée ce samedi 31 octobre 2026, l’économiste Muhindo Tasi Jackson appelle les jeunes à développer la culture de l’épargne, même avec de faibles revenus. Ce chef de travaux et enseignant dans plusieurs institutions supérieures et universitaires de l’Est de la République démocratique du Congo estime que l’épargne constitue un moyen essentiel pour préparer un avenir financier stable.

Pour cet économiste, l’épargne ne doit pas être considérée comme un luxe réservé aux personnes les plus riches. Elle représente plutôt un outil de prévoyance permettant de faire face aux imprévus, de réaliser des projets et de mieux gérer ses ressources financières.

« Un individu qui vit sans épargne prépare son propre sentier de malheur », prévient Muhindo Tasi Jackson, insistant sur les risques liés à l’absence de réserves financières.

Le chercheur identifie notamment l’insuffisance des revenus et le manque d’informations sur les mécanismes d’épargne parmi les principaux obstacles à cette pratique. Il souligne néanmoins que l’épargne ne dépend pas uniquement du montant des revenus, mais aussi de la régularité avec laquelle une personne met de l’argent de côté.

Dans cette perspective, il encourage les jeunes à planifier leurs dépenses, à éviter les dépenses non essentielles et à réserver régulièrement une partie de leurs ressources, même modeste. Il estime également que les familles, les institutions financières et les pouvoirs publics ont un rôle à jouer dans la promotion de l’éducation financière dès le plus jeune âge.

À travers cet appel, l’économiste rappelle que la stabilité financière se construit progressivement grâce à une gestion responsable des revenus et à la discipline dans l’épargne. La célébration de cette journée constitue ainsi une occasion de sensibiliser davantage les jeunes à l’importance de cette pratique pour leur avenir.

Augustin Mumbere Kiti

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