Dans le cadre du projet « Paix au-delà des Frontières » financé par l’Union Européenne et mis en œuvre par le consortium composé des organisation KOFFI ANAN FOUNDATION, PROPECT en Ouganda et Pole Institute en RDC, un échantillon représentatif de déplacés et autres victimes de l’extrémisme violent et leurs familles d’accueil vivant dans la cité frontalière de Kasindi à Beni au Nord-Kivu ont échangé, jeudi 27 novembre 2025, autour de leurs conditions de vie.
Ce cadre, élargi aux acteurs de la société civile et autorités administratives locales, a offert une opportunité à cette catégorie des personnes d’analyser le contexte de cohabitation pacifique entre les victimes de l’extrémisme violent et la communauté locale, avant d’identifier les facteurs favorisant leur cohabitation pacifique.
Au cours de ces assises, MUMBERE KIKUNZURA Israël, président du comité des déplacés a déploré leurs conditions de vies : « Il n’y a pas de site pour les déplacés, pas de nourriture, (…) nous sommes dépourvus de vêtements, seuls quelques bonnes volontés ont pu nous appuyer, mais, ils ne savent plus nous assister suffisamment au regard du nombre croissant de déplacés. » s’est-il plaint.
Quelques responsables des familles qui ont accueilli, en leur sein des déplacés, ont indiqué que l’afflux de ces vulnérables constitue actuellement une surcharge sociale. L’un d’eux a déclaré : « …la communauté locale a fait sa part, nous devons prendre conscience afin qu’on comprenne que, les déplacés et autres victimes de l’extrémisme violent c’est un être à protéger ». KAMBALE KINEMO Copernic a appelé les autorités compétentes à aménager un site spécial pouvant accueillir ces vulnérables.
Adoption et signature d’un acte d’engagement
Les acteurs de la société civile, par le biais de PAUL ZAIDI, leur rapporteur général, ont salué l’élaboration et la signature, par les parties prenantes, d’un acte d’engagement, suivi d’un plan d’actions conjointes en faveur de la cohabitation pacifique. Cet acteur de la société civile a indiqué « …au sein de notre communauté, il y avait une perception qui était dans le sens négatif concernant l’arrivée en masse des vagues des déplacés. C’était nécessaire de se retrouver autour d’une même table, pour essayer un peu de balayer les zones d’ombre qui pouvaient, toutefois, briser la cohésion et la compréhension mutuelle, mais également le vivre ensemble ».
Les acteurs étatiques, de leur côté, ont promis mener davantage de plaidoyers auprès des autorités compétentes ainsi qu’auprès de leurs partenaires, en faveur de toutes les victimes de l’extrémisme violent vivant dans cette entité.
Pour Rappel le projet PAIX AU DELA DES FRONTIERES est mis en œuvre en RDC au Nord-Kivu dans la ville et le territoire de Beni ainsi que dans la province de l’Ituri pendant qu’en Ouganda, le projet couvre Kasese et Kampala.
Siku Provinces Patrick