La lèpre, une maladie qui a marqué l’histoire à Oicha, continue de faire des victimes dans la région. Alors qu’en 1955 plus de 8 000 malades étaient recensés, la situation s’est nettement améliorée ces dernières années grâce aux efforts de prise en charge et de sensibilisation. 

Actuellement, 28 personnes sont suivies par la léproserie de Mbimbi à Oicha, dont 14 hébergés dans ce centre qui accueillait autrefois des patients venus de plusieurs régions de la RDC et des pays voisins. Cette baisse significative du nombre de cas est attribué à l’augmentation des centres de dépistage et de traitement dans la région. 

Cependant, la fermeture de la l’aéroport de Goma a eu un impact négatif majeur sur l’accès aux soins dans l’Est du pays. Selon Kambale Kyusa Nelly, superviseur en charge de la lèpre et de tuberculose dans la zone de santé d’Oicha, une rupture des médicaments est observée depuis février 2025, exposant les malades à des graves complications. 

En 2025, six nouveaux cas ont été enregistrés et référés vers l’Ouganda pour une prise en charge spécialisée. Faute des moyens financiers, certaines familles n’ont pas pu traverser la frontière, ce qui a entraîné des conséquences dramatiques, notamment le cas d’une fillette d’environ 7 ans dont le pied gravement infecté a dû être emputé à l’hôpital général de référence d’Oicha. 

Face à cette situation, les responsables sanitaires plaident pour la réouverture de l’aéroport de Goma afin de faciliter l’acheminement des médicaments et sauver des vies. À l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre la lèpre, célébrée chaque 29 février, il rappelle l’importance du dépistage précoce, de la prévention et de la lutte contre la stigmatisation des personnes atteintes. 

Wanzire Shukurani 

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