Quatorze ans après l’enlèvement des pères Jean-Pierre Mumbere Ndulani, Edmond Bamtupe Kisughu et Anselme Kakule Wasukundi, trois prêtres assomptionnistes enlevés à la paroisse Notre-Dame des Pauvres de Mbau, un fidèle chrétien appelle à l’espérance, à la persévérance et à la confiance en Dieu malgré les souffrances endurées.

Dans un témoignage livré ce lundi 19 octobre, à l’occasion du 14ᵉ anniversaire de cet enlèvement survenu le 19 octobre 2012, Mumbere Ephrem, fidèle de cette paroisse, a exprimé la douleur de la communauté chrétienne tout en invitant ses frères et sœurs dans la foi à puiser leur force dans les Saintes Écritures.
« Nous avons suffisamment souffert et versé beaucoup de larmes », a-t-il déclaré, déplorant le manque d’attention accordée aux souffrances de la population.

Pour ce chrétien, au-delà de la douleur, l’essentiel est de trouver la force de se relever et de poursuivre le chemin. Il estime que les lamentations, à elles seules, ne suffisent pas à changer la situation. D’où son appel à l’encouragement mutuel et au maintien de la foi face aux épreuves.
« Ce qui peut véritablement nous aider, c’est de nous encourager mutuellement, de garder courage et de placer toute notre confiance en Dieu », a-t-il souligné.
Au cours de son témoignage, Mumbere Ephrem a également interpellé les autorités sur leurs responsabilités envers la population. Selon lui, les dirigeants doivent assumer pleinement leurs devoirs sans attendre que les citoyens leur rappellent constamment leurs obligations.
S’appuyant sur les enseignements bibliques, il a rappelé que chacun devra répondre de ses actes et des responsabilités qu’il n’aura pas assumées. Il a ainsi invité les chrétiens à remettre leur situation entre les mains de Dieu, qu’il considère comme le Juge suprême.
Malgré les années écoulées et les souffrances endurées, le fidèle refuse de céder au désespoir. Son message se veut un appel à la résilience spirituelle et à la solidarité entre chrétiens, dans une communauté toujours marquée par cette douloureuse épreuve.
« Ne perdons pas espoir, gardons la foi et continuons à faire confiance à Dieu », a-t-il conclu.
Quatorze ans après la disparition des pères Jean-Pierre Mumbere Ndulani, Edmond Bamtupe Kisughu et Anselme Kakule Wasukundi, dont le sort demeure inconnu selon la congrégation des Augustins de l’Assomption, le témoignage de Mumbere Ephrem rappelle la place de la foi dans la quête de réconfort et d’espérance d’une communauté toujours dans l’attente.
Anicet Ndaghala


