À l’occasion de la Journée internationale de l’éducation, célébrée le 24 janvier de chaque année, la COCEB (Coordination des Comités des Élèves de Beni) a tiré la sonnette d’alarme sur la dégradation préoccupante du système éducatif, particulièrement dans les zones affectées par les conflits armés.

S’exprimant en marge de cette journée, Shafiko Alphani, coordonnateur des comités des élèves de Beni, a déploré la situation alarmante que traversent de nombreux établissements scolaires, dont plusieurs restent fermés à cause de l’insécurité persistante. Cette situation prive des milliers d’enfants, notamment les élèves déplacés, de leur droit fondamental à l’éducation.

Selon lui, l’instabilité sécuritaire a un impact direct sur l’avenir des enfants, exposés à la déscolarisation, au travail forcé et à d’autres formes de vulnérabilité. Il souligne que sans un retour durable de la paix, les efforts pour garantir une éducation inclusive et de qualité resteront vains.

« L’éducation est un droit fondamental. Tant que la paix ne sera pas rétablie, les enfants déplacés ne pourront pas reprendre le chemin de l’école », a déclaré Shafiko Alphani.

La COCEB appelle ainsi les autorités compétentes, les partenaires éducatifs et les acteurs humanitaires à redoubler d’efforts pour restaurer la sécurité, rouvrir les écoles fermées et assurer la protection des élèves et des enseignants dans les zones touchées par les violences armées.

En cette Journée internationale de l’éducation, la COCEB rappelle que l’avenir des enfants passe par l’école, et que le retour de la paix demeure une condition indispensable pour sauver le système éducatif dans les régions en crise.

Milan Kayenga 

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