À l’occasion de la journée mondiale des droits humains, célébrée ce 10 décembre, l’Association Africaine de défense des droits humains (ASADHO) tire la sonnette d’alarme sur une dégradation inquiétante de la situation des droits humains au Nord-Kivu. 

Dans un rapport présenté par Maître Henri Ngavo, Chef d’antenne de l’ASADHO Nord-Kivu, l’organisation affirme avoir documenté au cours de l’année de nombreux cas d’assassinats, de vols, de déplacements forcés, ainsi que des tensions persistantes entre le parc national des Virunga et les populations riveraines. Des tortures, ainsi que des arrestations arbitraires même des defenseurs des droits humains, y sont également révélées. 

« Chaque mois, on pouvait au moins relever deux à trois cas d’assassinat. Des cas de vols suivis des tortures, c’est presque chaque nuit. Des déplacements des populations qui vivent dans des conditions précaires…. », a déclaré Maître Henri Ngavo. 

Selon l’ASADHO, la poursuite des violences attribuées aux combattants ADF et à d’autres groupes armés continue de renforcer un climat de non-droit, exposant davantage les civils à des violences répétées. 

L’organisation encourage les activistes des droits humains à poursuivre la dénonciation des abus, tout en appelant le gouvernement congolais et ses partenaires à prendre des mesures urgentes pour rétablir l’autorité de l’Etat et améliorer la protection de la population. 

Le thème international retenu pour cette journée mondiale des droits de l’Homme est : « les droits humains, essentiels à notre quotidien « . 

Milan Kayenga 

 

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