Oïcha et Kasindi pourraient bientôt franchir un cap décisif dans leur organisation administrative. Le rapport de viabilité de ces deux entités territoriales du Nord-Kivu, sollicité par le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, s’est révélé satisfaisant, ouvrant ainsi la voie à leur éventuelle élévation au rang de ville et de commune.
Cette avancée est le résultat d’un plaidoyer soutenu mené par le député national Pendani Bosco, élu du territoire de Beni. Lors de ses vacances parlementaires en décembre dernier, il avait engagé des discussions avec le gouverneur militaire du Nord-Kivu, avant de saisir officiellement, le 2 mars, le ministère de tutelle pour rappeler l’urgence d’appliquer les dispositions du décret du 13 mars 2013 en faveur d’Oïcha et Kasindi.
Convaincu par les arguments présentés, le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières avait, à l’issue d’un échange direct le 8 avril, rassuré l’élu de Beni de son implication personnelle dans ce dossier. Le lendemain, il instruisait le gouverneur militaire de procéder à une évaluation approfondie et de transmettre les éléments nécessaires à l’appréciation de la viabilité de ces entités.
Pour Pendani Bosco, cette évolution constitue une étape importante vers la concrétisation d’un projet longtemps attendu par les populations locales. Selon lui, l’accession d’Oïcha et Kasindi à un nouveau statut administratif permettrait de mettre fin à la superposition des pouvoirs publics et d’améliorer sensiblement la gestion des questions sécuritaires, économiques, sociales et culturelles.
Toutefois, le processus n’est pas encore totalement achevé. L’élu précise que la décision finale revient désormais au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur. Il salue néanmoins la collaboration entre les autorités provinciales et les administrations locales, qui a permis d’aboutir à ce résultat encourageant.
Rédaction