L’ONG/DH Great Lakes Human Rights Program (GLHRP) en partenariat avec l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) section de Beni et avec l’appui de la GIZ, a clôturé, le 31 décembre 2025 à Beni, un atelier de capacitation des professionnels des médias sur la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), la promotion du genre et de la masculinité positive. Environ trente journalistes issus de différents médias de la région ont pris part à cette formation tenue du 29 au 31 décembre 2025 à la salle des Sœurs Orantes de l’Assomption à Beni au Nord-Kivu.
Selon Maitre Jackson Kisenga, coordonateur du GLHRP, cet atelier visait à renforcer les capacités des journalistes afin qu’ils contribuent activement au changement des mentalités et à la prévention des violences basées sur le genre au sein des communautés. « Les médias jouent un rôle clé dans la sensibilisation et la transformation sociale. Former les journalistes c’est investir dans une information responsable et porteuse de paix », a-t-il souligné.
La dernière journée de la formation a été consacrée à l’approndissement des notions clées abordées durant la formation, avec un accent particulier sur VBG/VSBG, le journalisme de paix et la justice transitionnelle comme outils de cohésion sociale.
À l’issue de la formation, le président de l’UNPC, le Chef de Travaux Mustaphat Mulonda, l’un des intervenants a exhorté les participants à les connaissances acquises et à adopter un traitement médiatique éthique, sensible et respectueux des questions liées au genre. Même appel lancé par l’autre facilitatrice, Maître Ruth Sabuni, coordonateur à l’intérim du Bureau genre, famille et enfant en province du Nord-Kivu. Elle affirme compter sur l’accompagnement des acteurs des médias pour combattre les VBG et VSBG dans la communauté.
Satisfaits des enseignements reçus, les participants ont pris des enseignements: « comme journaliste, je m’engage à faire la sensibilisation sur le genre et la masculinité positive. Je vais utiliser tous mes canaux de communication pour cette vulgarisation », a déclaré l’une des participante. Un autre participant a insisté sur la nécessité de renforcer la place des questions de genre dans les programmes radiophoniques locaux, estimant que que le manque de contenus dédiés freine l’implication de la communauté. Les journalistes se sont également engagés à contribuer à la vulgarisation de la justice transitionnelle afin d’aider la population à mieux comprendre son importance dans le contexte local.
À travers cet atelier, le GLHRP, l’UNPC Beni et leurs partenaires réaffirment leur volonté de faire des médias des acteurs clés de la prévention des violences basées sur le genre et de la promotion d’une société plus juste, inclusive et pacifique.
Milan Kayenga