L’ambiance des périodes festives a profondément changé dans la partie Est de la République Démocratique du Congo en général et particulièrement à Beni, en raison de l’activisme persistant des groupes armés. Certaines restrictions pour la célébration ont été d’ailleurs données dans cette entités notamment à Oicha et Kasindi en raison de l’incertitude sécuritaire. Des nombreux habitants expriment leurs inquiétudes face à une situation sécuritaire qui empêche toute véritable célébration du Nouvel an 2026. 

En ville de Beni,  chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu, plusieurs citoyens ont  affirmé ne pas disposer des moyens nécessaires pour fêter le 1er Janvier, conséquence directe de l’insécurité et de la précarité économique qui en découle. Maha Oussama, habitant de Beni regrette la disparition de l’ambiance festive qui caractérisait autrefois la ville. « Les années où la situation était relativement calme, l’ambiance des fêtes commençait déjà une semaine avant le Nouvel an. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas », déplore-t-il. 

Malgré ce contexte difficile, certains habitants gardent un esprit de résilience. Justin Musavuli dit croire à un avenir meilleur et appelle la population de l’Est du pays à faire preuve de courage face à l’adversité. Il exhorte également les autorités congolaises à poursuivre les efforts engagés dans le processus de pacification de cette région longtemps meurtrie par les violences armées. 

Il convient de noter que l’insécurité affecte durablement les sources de revenus des ménages de Beni depuis plus d’une décennie.  L’agriculture, principale activité économique de la population locale, est fortement perturbée, de nombreux champs étant devenus inaccessibles en raison de l’activisme des ADF. Une situation qui accentue la vulnérabilité des habitants et ternit davantage l’atmosphère des fêtes dans la zone. 

Tresor Malu 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *