L’intersyndicale des enseignants de Beni a condamné l’attaque survenue ce mercredi 2 juin 2026 à l’Institut Kilokwa, commune Bungulu, où des manifestants se sont introduits dans l’enceinte de l’établissement en pleine session d’examens. Le bilan provisoire fait état d’au moins huit blessés, dont quatre enseignants et quatre élèves.
Selon Élisée Paluku Karonde, préfet des études de l’Institut Kilokwa, les incidents ont éclaté alors que les épreuves étaient déjà en cours. « Nous étions déjà en plein examen lorsqu’un grand groupe de manifestants s’est introduit dans notre concession et a commencé à jeter des projectiles contre les élèves et les enseignants », a-t-il déclaré.
Le responsable scolaire affirme que cette intrusion a provoqué une paralysie totale des activités. « Il y a eu des dégâts énormes : quatre professeurs ont été touchés, dont l’un gravement blessé à l’œil, ainsi qu’autour de quatre élèves blessés », a-t-il précisé, ajoutant que les auteurs de l’attaque n’ont pas été identifiés.

Face à cette situation, l’école appelle les autorités à renforcer la sécurité autour des établissements scolaires. « Nous demandons aux autorités de sécuriser les écoles et d’accompagner les blessés », a insisté Élisée Paluku Karonde.
Pour sa part, Katembo Sikuli Zéphanie, président du Syndicat national des écoles protestantes de Beni (SYNEP) et porte-parole de l’intersyndicale des enseignants, a dénoncé « un acte de vandalisme » et appelé la justice à engager des poursuites contre les responsables de ces violences.
Même réaction du côté du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO). Son représentant, Ghislain Bambirikire, a rappelé que « les écoles sont inviolables » et a exhorté les autorités à prendre des mesures afin de prévenir de tels incidents.
Cette attaque intervient dans un contexte marqué par des manifestations organisées à Beni pour dénoncer les tueries attribuées aux rebelles ADF, notamment après la récente attaque de Ngadi qui a fait une vingtaine de morts. Plusieurs groupes de pression ont appelé à une journée ville morte ce mercredi en mémoire des victimes.
Milan Kayenga


