Beni : un civil interpellé pour propagation de fausses rumeurs sur les ADF à Boikene et Sobiede

Trois personnes présentées comme des présumés malfaiteurs ont été exhibées ce lundi lors de la parade hebdomadaire organisée par les autorités de la commune de Ruwenzori, dans la ville de Beni.

Parmi elles, un individu aurait été interpellé pour avoir propagé de fausses rumeurs faisant état de l’arrivée des combattants des ADF dans les quartiers Boikene et Sobiede en commune Ruwenzori dans la nuit du dimanche au lundi 1er juin 2026, au lendemain d’une autre attaque sanglante à Ngadi. Ces informations ont provoqué une certaine inquiétude et panique au sein de la population locale.

« Nous l’avons attrapé, c’est un certain Kasereka. Il était à moto et il demandait à la population de fuir leurs maisons, indiquant l’arrivée imminente des ADF », indique le bourgmestre. 

Les deux autres personnes présentées sont considérées comme des suspects par les services de sécurité. D’après les autorités, ils seraient originaires du territoire de Rutshuru et auraient été appréhendés sans pièces d’identité, une situation qui a suscité des soupçons et conduit à leur interpellation pour vérifications.

« On les a arrêtés pendant qu’ils étaient à la recherche des attestations de perte de pièce. Ils auraient même promis de donner 150$ à la police pour avoir les attestations. Selon eux, ils partaient pour Komanda où quelqu’un les attendait pour aller travailler dans une carrière… », informe l’autorité communale. 

S’exprimant lors de la parade, le commissaire supérieur Rémy Masashi a appelé la population à la vigilance et à éviter la diffusion de rumeurs non vérifiées, susceptibles de semer la panique dans la communauté. Il a également encouragé les habitants à collaborer avec les services de sécurité en signalant tout comportement suspect.

Les autorités locales rappellent que la lutte contre l’insécurité nécessite l’implication de tous et invitent la population à toujours vérifier les informations auprès des sources officielles avant de les relayer.

Odile Tsongo

 

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