La jeunesse de la commune de BEU s’illustre dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). Ce dimanche 1er février, elle a participé à une séance de sensibilisation sur les  Violences Basées sur le Genre (VBG) destinée aux membres des groupes sociaux de cette partie de la ville de Beni, au Nord-Kivu.

Cette activité organisée par la clinique mobile et réalisée par la dynamique des femmes juristes avec l’appui financier de Caire International s’est tenue précisément dans l’aire de santé de Butanuka, en zone de santé de Beni et a réuni une centaine de jeunes issus de différentes couches sociales notamment des mutualités de jeunes, des mouvements citoyens et groupes de pression ainsi que des motards. Elle fait suite au constat selon lequel l’ignorance demeure l’un des facteurs majeurs favorisant la persistance des cas de violences basées sur le genre, à Beni comme sur l’ensemble du territoire national.

Les échanges ont été animés par Me Erick Mbangu, de la Dynamique des femmes juristes, une structure engagée dans la promotion et la protection des droits des femmes et des enfants. Selon l’expert, l’objectif de cette rencontre était de contribuer à la réduction des cas de VBG à travers la sensibilisation, l’information et l’implication active des jeunes.

Au cours de la séance, les seize (16) formes de violences basées sur le genre ont été expliquées aux participants. Il s’agit notamment des violences physiques, sexuelles, psychologiques et économiques, des violences conjugales, du viol, du harcèlement sexuel, de l’exploitation sexuelle, du mariage forcé, du mariage précoce, des mutilations génitales féminines, du déni de ressources et de services, de la traite des personnes, des violences institutionnelles et communautaires ainsi que du féminicide ou crimes d’honneur.

Ces explications ont permis de combler plusieurs zones d’ombre chez les participants, qui se sont dits mieux outillés pour identifier les cas de VBG dans leurs milieux respectifs. Grace Madirisha, membre du conseil des jeunes de Butanuka, et Kambale Vwakya, représentant du conseil communal des jeunes de BEU, ont appelé leurs pairs à s’impliquer activement dans la lutte en dénonçant et en signalant les cas de violences les plus proches d’eux.

Un jeu de questions-réponses a clôturé les échanges dans un climat interactif et constructif. Les participants se sont engagés à devenir des relais communautaires dans la prévention et la lutte contre les violences basées sur le genre.

Notons que les activités similaires ont été organisées dans les aires de santé de Tamende et Mabolio afin d’impliquer les groupes sociaux dans la lutte contre les formes de violences basées sur le Genre.  

Trésor Malu et Milan Kayenga 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *