Cent quatre-vingts militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont achevé, jeudi, une formation intensive au combat en milieu forestier, organisée avec l’appui de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO).

La cérémonie de clôture s’est tenue au camp militaire de Ndoromo, en périphérie de la ville de Bunia, dans la province de l’Ituri. Cette session de formation s’est déroulée du 24 novembre au 18 décembre 2025 et a concerné des soldats issus du Bataillon Tigre et de la Compagnie Reconnaissance de l’armée congolaise.

La formation a été assurée par des instructeurs du contingent brésilien de la MONUSCO, avec l’appui du Secteur Nord de la Force onusienne. Les cours théoriques ont été dispensés sur le site de Jango, relevant de la 32ᵉ région militaire, tandis que les exercices pratiques se sont déroulés au camp Ndoromo.

Selon les organisateurs, l’objectif principal était de renforcer les capacités opérationnelles des FARDC face aux groupes armés opérant dans des zones forestières difficiles d’accès. Les militaires ont notamment été formés aux techniques de combat en jungle, à la navigation terrestre à l’aide de boussoles et de GPS, ainsi qu’aux tactiques militaires adaptées au terrain.

Le programme comprenait également des modules sur le droit international humanitaire, les droits humains, la protection de l’enfant, la prévention des violences sexuelles, ainsi que les règles d’engagement et standards des Nations unies. Des exercices de descente en rappel depuis un hélicoptère ont aussi été effectués pour préparer les soldats à des interventions dans des zones enclavées, notamment dans les territoires de Mambasa, Djugu et Irumu.

Présent à la cérémonie, le général Antoine-David Mushimba, commandant de la 32ᵉ région militaire, a salué la coopération entre les FARDC et la MONUSCO, appelant les soldats à appliquer sur le terrain les compétences acquises lors de cette formation.

En 2025, plus de 1 000 militaires congolais ont bénéficié de formations similaires dispensées par les Casques bleus de la MONUSCO en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, dans le cadre des efforts conjoints visant à améliorer la sécurité et la protection des populations civiles.

Milan Kayenga avec la Section Information publique de la MONUSCO

 

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