Le récent passage à Beni du président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a suscité de vives réactions parmi la population. Ce samedi 21 février 2026, les habitants interrogés ont exprimé leur impatience de voir les recommandations formulées lors de sa visite se concrétiser, notamment celles relatives à la restauration de l’autorité et à la résolution des problèmes liés à l’état de siège.
Pour Maître Pépin Kavota, président de la société de Beni, l’heure est désormais à l’attente de mise en œuvre effective de tous les points contenus dans le mémorandum déposé auprès du président de la chambre basse. « Tout ce que nous attendons, c’est la concretisation des recommandations formulées », souligne-t-il. « Nous avons demandé notamment l’asphatage de la route Kasindi-Beni-Butembo, celle de Beni-Kisangani, le finissage de l’aéroport de Mavivi, la levée de l’état de siège, la fin de la question des ADF également… ».
La levée de l’état de siège : priorité absolue pour les citoyens
Dans les rues de Beni, de nombreux habitants interrogés affirment que la levée de l’état de siège constitue la priorité absolue que le président de l’Assemblée nationale devrait traiter immédiatement. Selon eux, malgré l’instauration de l’état de siège, la situation sécuritaire reste préoccupante et la mission de restauration de la paix durable n’a pas encore été atteinte. « Nous avons demandé la fin de l’état de siège. La paix durable est la préoccupation de tout le monde et l’état de siège n’a pas atteint cet objectif », explique un citoyen rencontré sur place. « Maintenant que le président de l’Assemblée nationale est venu, nous espérons de lui une suite favorable. »
Une visite d’écoute et de constat sur le terrain
Le chef de la cambre basse du parlement, Aimé Boji Sangara a effectué une tournée dans les villes de Beni et Butembo, ainsi les cités d’Oicha et Lubero afin de s’imprégner des réalités locales et écouter les préoccupations de la population sur le plan sécuritaire et de développement. Cette démarche, selon les observateurs à renforcer la représentativité des préoccupations de la population dans les politiques nationales.
Désormais, tous les regards des habitants des entités visitées restent tournés vers Kinshasa, dans l’espoir que les recommandations transmises soient traitées avec diligence et traduites en actions concrètes.
Odile Tsongo