Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a organisé, ce lundi 9 février 2026, une séance de sensibilisation à l’intention des jeunes de la ville de Beni, axée sur le droit international humanitaire (DIH). Cette initiative visait à renforcer leur compréhension des règles qui protègent les civils et les personnes affectées par les conflits armés, tout en promouvant le respect des droits fondamentaux.
Au cours de cette rencontre, les participants ont également été informés du mandat du CICR, lequel consiste à protéger et assister les victimes des conflits armés et autres situations de violence, tout en veillant au respect du DIH. Les organisateurs ont tenu à préciser que ce mandat ne doit pas être confondu avec celui d’autres organisations humanitaires. À cet effet, le CICR a mis un accent particulier sur les principes de neutralité, d’impartialité et d’indépendance qui guident ses actions.
Les jeunes participants, issus de différentes structures et associations locales, se sont dits édifiés par la qualité des échanges. Ils ont, à cette occasion, formulé plusieurs recommandations visant à promouvoir la paix et à renforcer la protection des populations civiles dans la région. Selon le CICR, la sensibilisation des jeunes constitue un levier essentiel pour une meilleure compréhension du DIH et pour la prévention des violences.
Prenant la parole, Joël Kabunga, porte-parole du Conseil urbain de la jeunesse, a salué cette initiative, estimant qu’elle permet aux jeunes de mieux comprendre le rôle du CICR dans la protection des civils. Il a plaidé pour le renforcement de ce type de séances, notamment dans les camps des groupes armés actifs à l’est de la RDC, qui, selon lui, ne respectent pas souvent le droit international humanitaire en s’attaquant aux civils non armés et en incendiant des écoles, des hôpitaux et d’autres biens à caractère civil.
Milan Kayenga